“Bien plus que la fin d’un été”
Ca a dû être cette phrase, dans le pseudo d’un contact MSN (on passera outre la référence littéraire…), qui a déclenché ce goût âpre, ce voile noir & blanc qui flotte dangereusement sur les choses fragiles. On ferait n’importe quoi pour ne pas qu’il enterre ce qui compte. Qu’il fasse de tout des souvenirs, qu’il fasse de lui un fantôme.
Le temps de l’autre soir, dehors. Y avait déjà des feuilles mortes, et le froid, l’odeur de l’air, m’ont soudainement renvoyée il y a un an. C’était moi qui faisais des cartons, et puis…plus rien. Je me rends compte que j’ai oublié totalement ou presque une partie de ma vie, comme s’il y avait un énorme trou noir entre deux moments bien définis. J’arrive à me souvenir de moments précis de cette période “effacée”, comme si on rembobinait un film, mais que quand on le regarde à nouveau il manque certaines personnes. On se rend compte finalement de ce qui a été important et de ce qui l’est toujours, puis de ce qui a été optionnel. Une option c’est bien, c’est nouveau, ça amuse un moment, puis ça lasse et finalement quand on l’a plus, on s’en fout…
“What the eye sees not, the heart rues not.” G.Swift
Le temps et les saisons ont été synchronisés avec l’année 2008, quand j’y pense. Sauf que le début de l’année ne m’a pas été froid bien longtemps. Puis petit à petit tout devient plus fort, plus chaud, pour devenir triste, et qui se refroidira finalement…
…dans l’attente de cette chaleur, si elle revient.
Bien plus que la fin d’un été.
Et je sais pas pourquoi j’ai écrit tout ça.
envie de briser tes chaines véronique ?